Internet entre dans une crise de provenance. Textes, images, audio, jeux de données et binaires peuvent être générés, transformés, copiés et dépouillés de leurs métadonnées plus vite que les institutions ne vérifient leur origine. Xi, aussi appelé Sigil, appartient à cet espace : la provenance des contenus pour un monde façonné par l’IA.
L’idée est simple. Sigil intègre ou attache aux contenus des signaux de provenance infalsifiables et permet une vérification ultérieure. Il ne suffit pas de dire « tatouage numérique » — beaucoup de tatouages sont fragiles ou dépendent de métadonnées supprimables. Le cadrage le plus solide est celui d’une infrastructure de provenance : identité, historique des transformations, vérification et récupération forensique réunis en un seul flux.
Les revendications restent bornées. Sigil n’est pas un tatouage universel, ni une garantie contre tout adversaire, ni une affirmation générale sur le sens paraphrasé. C’est une plateforme au stade pilote, avec une couverture documentée des types de fichiers, des lacunes connues et une feuille de route d’ingénierie cryptographique. Cette honnêteté la rend plus crédible dans une catégorie bruyante.
Le contexte de marché se lit aisément : organisations médias, laboratoires d’IA, archives, équipes juridiques et distributeurs de logiciels ont tous besoin de meilleurs moyens pour savoir d’où vient un artefact et s’il a changé. Le rôle de Sigil est de rendre cette question techniquement inspectable plutôt que purement réputationnelle.
Rendre l’origine techniquement inspectable, et pas seulement réputationnelle.